Arriver à l'aéroport de Palma de Majorque : conseils pour une prise en main sereine
Selon le guide publié par TheTraveler.org, l’aéroport de Palma de Majorque — Son Sant Joan, code PMI — reste une porte d’entrée plutôt lisible pour un premier séjour, à condition d’anticiper les quelques frictions très concrètes de l’arrivée.

Je le sais bien: après un vol, ce ne sont pas les grands principes qui comptent, mais la valise qui tarde, le comptoir de location qu’on ne repère pas ou la navette qu’on risque de manquer. Pour nous qui partons récupérer une voiture, le vrai enjeu est donc de préserver du temps et de la sérénité dès le terminal.
Un terminal unique, mais des distances à ne pas sous-estimer
L’aéroport se situe à environ 8 kilomètres à l’est de Palma. Il fonctionne autour d’un grand terminal, organisé en modules A, B, C et D plutôt qu’en bâtiments séparés: une configuration qui simplifie les correspondances et l’orientation générale.
À l’arrivée, le parcours mène vers le contrôle des passeports pour les voyageurs venant de l’extérieur de l’espace Schengen, puis vers la récupération des bagages au niveau 0. Les tapis sont numérotés et les écrans indiquent les vols correspondants. En période estivale, certains vols loisirs et à bas coût peuvent stationner au large: il faut alors compter une courte navette entre l’avion et le terminal. Ce détail paraît anodin, mais il pèse lorsqu’une prise en charge de véhicule est réservée à une heure précise.
Au départ, les comptoirs d’enregistrement se trouvent généralement au niveau 2. Après le contrôle de sûreté, la marche jusqu’aux portes peut être longue, notamment vers l’extrémité du module D. Mon réflexe de copilote: ne transformez pas la restitution de la voiture en course contre la montre. Gardez une marge avant de rendre les clés, surtout si vous devez encore faire le plein ou vérifier l’état du véhicule.
Pour une location, tout se joue dans le hall des arrivées
Une fois les bagages récupérés, le flux débouche dans le grand hall public des arrivées, au niveau 0. C’est là que se concentrent les comptoirs de plusieurs loueurs, mais aussi les taxis, les arrêts de bus urbains, les distributeurs et quelques cafés. Les voyageurs en forfait y trouvent également les représentants et les départs de transferts.
C’est une disposition confortable, mais qui invite à une petite vigilance: avant de vous laisser emporter par le mouvement, vérifiez le nom exact de votre loueur, les documents à garder à portée de main et les conditions de retrait figurant sur votre réservation. Si votre vol arrive avec un peu de retard ou si votre bagage tarde, mieux vaut prévenir l’agence lorsque c’est possible plutôt que de découvrir, fatigué, un comptoir fermé ou une file qui s’allonge.
Pour les bagages retardés, des comptoirs dédiés se trouvent près des tapis. Conservez l’étiquette bagage: elle sera demandée pour établir un dossier. C’est le genre d’imprévu qui peut bouleverser le départ en voiture; dans ce cas, je recommande de faire passer la fluidité avant le programme du jour.
Le moment sensible: les pics d’été et le contrôle des papiers
Le guide souligne que le contrôle des passeports peut être rapide ou nettement plus lent selon l’arrivée simultanée de vols internationaux. Les week-ends les plus chargés de juillet et août, en particulier autour de la mi-journée du samedi, demandent davantage de patience. Les voyageurs munis d’un passeport de l’Union européenne ou de l’EEE peuvent bénéficier de portiques automatisés lorsqu’ils sont ouverts et dotés de personnel.
Mon verdict est simple: Palma n’est pas un aéroport compliqué, mais ce n’est pas une arrivée à improviser. Une location bien préparée, des papiers accessibles, une marge horaire réaliste et une pause stratégique avant de prendre le volant font toute la différence. Sur une île où l’on a vite envie de filer vers la côte ou l’intérieur des terres, commencer sans précipitation reste le meilleur moyen de profiter vraiment du trajet.