Excès de vitesse record dans l'Orne : lourdes sanctions pour les conducteurs
Sauf que selon Auto Plus, deux automobilistes — un jeune de 18 ans tout juste permis probatoire et un sexagénaire — viennent d'apprendre la version gendarmerie du concept: flashés à 197 km/h et 170…

ez en toute liberté » — voilà ce qu'on vous promet sur les apps et les sites de réservation, avec la bénédiction du marketing de la mobilité. Sauf que selon Auto Plus, deux automobilistes — un jeune de 18 ans tout juste permis probatoire et un sexagénaire — viennent d'apprendre la version gendarmerie du concept: flashés à 197 km/h et 170 km/h dans l'Orne, sur des portions limitées à 110 et 100 km/h, rétention immédiate du permis et mise en fourrière administrative du véhicule, sans la moindre marge de discussion. Je ne sais pas ce qui me dérange le plus dans cette histoire: l'inconscience au volant, ou le sourire de celui qui a osé signer son constat les yeux dans les yeux.
Et la location dans tout ça?
Premier point qu'on oublie trop vite quand on loue: ce n'est pas « votre » voiture. C'est un véhicule sous contrat, avec une franchise, parfois un plafond kilométrique, et surtout une clause « conduite responsable » que personne ne lit jusqu'au jour où la fourrière débarque. Et devinez qui paie l'addition? Vous, d'abord, parce que la caution est déjà partie en fumée. Le loueur, ensuite, qui découvre sa voiture téléportée avec, au bout, une note salée de remorquage, de stationnement et de dégradation potentielle. L'« autonomie » promise par l'application de free-floating sur le parking de la gare, elle s'arrête pile au radar. Et comme si cela ne suffisait pas, les contrats de location prévoient quasi systématiquement des conditions plus dures en cas d'infraction grave: on commence par écorner la caution, on finit par facturer la moindre rayure ajoutée dans la précipitation du transfert à la fourrière.
Que risque vraiment le conducteur?
Depuis le 27 juin 2026, l'article L325-1-2 du Code de la route permet aux forces de l'ordre de décider d'une mise en fourrière provisoire dès qu'un dépassement de plus de 50 km/h au-dessus de la limite est constaté. On quitte alors la simple contravention pour basculer dans le délit routier. Pas de négociation, pas de « monsieur l'agent, je ramène ma mère à l'hôpital ». Pour le jeune conducteur, c'est la cerise sur le gâteau: permis obtenu début juillet 2026, perdu dès le premier mois, avec perte potentielle de tous les points du permis probatoire et invalidation pure et simple. Le sexagénaire, lui, devra aussi répondre de ses 87 km/h d'écart avec la limitation. Dans les deux cas, les suites de ce contrôle routier pèsent déjà sur leur quotidien, et les détails de la procédure restent à venir devant la justice.
Liberté totale, vraiment?
Les marketeurs de la location vous vendent de la « liberté totale », du « road trip sans frontières », de la « disruption de la mobilité ». La réalité, c'est une facture qui s'allonge — remorquage, frais de fourrière, immobilisation — pendant que votre permis dort chez les gendarmes. Le discours commercial et la réponse pénale, ça n'a jamais fait bon ménage; c'est toujours le locataire qui fait le grand écart entre les deux. Et derrière la promesse de mobilité « verte » ou « responsable » affichée sur les pages d'accueil des loueurs, l'utilisateur reste seul face au compteur de son propre véhicule.
Je le dis comme je le pense: si vous louez, considérez chaque trajet comme un examen. Pas pour le plaisir, mais parce que le tarif de l'erreur, lui, n'a rien d'une promo.