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Ventes mondiales : la faible part des modèles français dans le top 500

D'après le décompte publié par Auto Plus à partir des bases de JATO Dynamics, qui compilent les immatriculations dans plus de 150 pays, on ne recense que 24 modèles français dans le Top 500 mondial…

Ventes mondiales : la faible part des modèles français dans le top 500

Renault, Peugeot, Citroën: les champions tricolores de la route. » Voilà ce qu'on nous serine dans chaque campagne de communication, chaque spot pub aux heures de grande écoute. Sauf que sur la planète, c'est une autre histoire. D'après le décompte publié par Auto Plus à partir des bases de JATO Dynamics, qui compilent les immatriculations dans plus de 150 pays, on ne recense que 24 modèles français dans le Top 500 mondial des voitures les plus vendues. Soit moins de 5 % des lignes du classement, pour un maigre 4 % des volumes: 2,6 millions de voitures au losange, au lion ou aux chevrons, contre 65,5 millions écoulées par l'ensemble des 500 modèles référencés. La promesse marketing ne pèse pas lourd une fois passée la douane de la réalité.

Toyota et Tesla mangent la mise

On ne va pas se mentir: le podium mondial n'a rien de très hexagonal. Le hit-parade est trusté par les Toyota RAV4, Corolla et autres Tesla Model Y, qui tournent toutes autour du million d'exemplaires par an. Pendant ce temps, les porte-drapeaux français se partagent les miettes d'un gâteau mondial qui atteint pourtant les 78 millions d'unités, selon les dernières synthèses JATO. Alors, « champion européen » sur le papier, oui. « acteur planétaire », c'est une autre paire de manches.

Le piège du logo, pas de l'usine

Petit détail qui tue, repéré par Auto Plus: le comptage ne s'intéresse pas au lieu de production, mais au blason sur la calandre. Les clones vendus sous d'autres labels — pratique ô combien courante dans l'industrie — sont exclus. Résultat: on mesure bien le poids des modèles au logo tricolore, pas celui de l'ingénierie française qui peut très bien se balader sous une autre marque à l'autre bout du monde. Pour qui loue ou achète, ça change tout: le « made in France » n'est plus une garantie de ce que vous verrez sur votre carte grise.

Et pour le portefeuille?

Pour le lecteur qui loue en agence ou compare les catalogues, le vrai enseignement est ailleurs: les modèles qui trustent les flottes mondiales — donc les plus faciles à trouver, à remplacer, à revendre — restent les Toyota, Tesla et autres valeurs sûres asiatiques ou américaines. Si votre prochain utilitaire de location arbore fièrement un losange ou un lion, réjouissez-vous: vous contribuez à maintenir ces 4 % à flot. Le patriotisme automobile a un prix, et il n'est pas qu'émotionnel.